La Malédiction des 7 boules vertes, réédition d'une série culte.

Série culte du catalogue Casterman, La Malédiction des 7 boules vertes connait aujourd'hui, après une longue période d'indisponibilité, une nouvelle vie dans le catalogue Paquet. Rencontre avec Laurent Parcelier, créateur de la série, aujourd'hui peintre et ne souhaitant plus faire de bande dessinée.

La Malédiction des sept boules vertes connaît aujourd’hui une nouvelle vie aux éditions Paquet. Quand avez-vous commencé à y travailler ?

Mon premier album a été écrit en 1985, et sa réalisation s’est faite sur 1985 et 1986. Casterman a été intéressé par le projet mais a souhaité partir sur un cycle de 5 albums. J'ai donc repris certains éléments, comme la boule verte, pour développer un récit plus large qui évolua au fil de la série. J’avais un fil conducteur mais pas d'écriture globale dès le départ.

Quelle est la genèse de la série ? 

J'ai été influencé par l'univers décalé de Tolkien que j'ai lu lorsque j'avais une vingtaine d'années.

Comment définiriez-vous le personnage de Guilio ?

Guilio reste assez indéfini sur le plan de l'age comme du caractère. Il est assez versatile et râleur, mais aussi curieux et rêveur.

Vous avez pris du recul par rapport à la bande dessinée. Comment voyez-vous le monde de la BD aujourd'hui ?

J'ai été vraiment passionné de BD toute mon enfance et à l’adolescence. Lorsque j'ai choisi de suivre la voie de la peinture, à la fin de la série en 1996, j'ai un peu décroché. Depuis, je suis de loin l'évolution du 9ème art. J'y trouve beaucoup de qualité et de variété mais la BD me semble aussi être un marché saturé qui ne permet plus beaucoup aux auteurs (surtout les nouveaux arrivés) de vivre de leur art à plein temps.

Comment se passe le travail avec Samuel Epié, coloriste sur la réédition ?

J'ai apprécié le travail de Samuel, et en particulier sa compréhension de mon univers à travers sa mise en couleur. Je ne voulais pas, au même titre que Pierre Paquet, refaire un fac-similé mais quelque chose de différent et de plus contemporain et sur ce point la mise en couleur de Samuel est une vraie valeur ajoutée au projet sans en trahir l'esprit original.

Mais Samuel a aussi travaillé sur la reprise graphique de certains originaux abimés (ou disparus), en particulier l'intégralité du second album (Le Magicien), et sa collaboration importante sur les nouvelles couvertures. Je suis intervenu en général peu sur ses réalisations, lui laissant la plus large liberté possible. Sans lui le projet n'aurait pu aboutir, n'ayant moi même que peu de temps à y consacrer.

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